Nicolas a intégré l’ENSTA ParisTEch en 2018

Témoignage de Nicolas Stukator, élève de la classe préparatoire de Cluny de 2016 à 2018.

Article mis en ligne le 27 mars 2019

par Aubert R, Enseignant
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Je suis allé au lycée Cassin de Mâcon (71), je ne viens donc pas d’une grande ville. A l’inverse de mes camarades de lycée, j’ai préféré choisir une prépa proche de chez moi pour être à l’aise et pouvoir rentrer plus facilement chez moi. Au lycée j’étais très à l’aise, j’avais environ 17 de moyenne en matières scientifiques et langues, 12-13 en philosophie et autres. Je travaillais le moins possible, tout en étant sérieux. Mon travail se résumait donc aux devoirs obligatoires.
J’ai suivi les cours de SI(I) au lycée, ce qui m’a permis de travailler moins que certains camarades en début de PTSI, mais cet avantage s’évanouit en quelques mois. N’ayant jamais travaillé avant d’arriver en prépa, j’ai été surpris à la rentrée et j’ai voulu arrêter au bout de deux semaines. J’ai réussi à me mettre au travail, car je n’avais rien d’autre à faire dans l’internat, et même si l’ambiance était très détendue, il y avait toujours quelqu’un pour rappeler qu’il fallait travailler. J’ai mis longtemps à me mettre à travailler régulièrement, mais une fois arrivé en PT j’étais dans une routine de travail et mes notes se sont stabilisées.
L’ambiance au sein d’une petite classe est exceptionnelle. Le fait que l’équipe enseignante soit constituée d’un petit nombre de personnes m’a vraiment donné l’impression que je vivais dans la prépa, pour la prépa et que tout allait bien. En y repensant, j’ai la sensation d’avoir bien vécu la classe préparatoire, alors que j’étais toujours exaspéré par tout le travail qu’il fallait fournir lorsque j’étais élève. Même si j’ai réussi à m’habituer à la pression, elle reste néanmoins désagréable et on tend à adopter un rythme de vie pas très sain. Mais avec du courage et 8 heures de sommeil par nuit, on survit et on est content d’avoir réussi.
Actuellement je suis à l’ENSTA ParisTech (ce n’est pas la même que l’ENSTA Bretagne !) où j’ai été admis après avoir raté CentraleSupélec à 2 places. On m’a proposé une formation en alternance (à partir de la deuxième année), et j’ai accepté car je ne souhaite pas aller à Centrale Lyon.
En arrivant à l’ENSTA j’ai été surpris par le fait que l’école soit si peu connue malgré son excellence académique. Le travail à fournir en école d’ingénieur est très dépendant de l’école. J’ai en moyenne 25 heures de cours par semaine, mais je n’ai que des cours théoriques pour l’instant, et sans travail personnel régulier on se retrouve rapidement avec un 6 en examen. Les cours sont très généraux et visent à fournir une culture scientifique la plus large possible (physiques quantique et statistique, mécanique, algorithmie, programmation, électronique, maths, économie, cultures musicale et architecturale, …) ce qui est passionnant. Comme dans toutes les écoles, il y a beaucoup d’associations, et c’est à chacun de déterminer un équilibre entre travail académique et associations (certaines sont susceptibles de donner lieu à des dispenses de quelques cours). Je continue à faire beaucoup de sciences, même si j’ai eu quelques soucis pour m’accrocher en maths car le niveau est prévu pour les MP (qui représentent environ la moitié des promos), et je pense que je vais continuer à en faire pour finir mes études par une thèse."

Nicolas Stukator



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